L’Union africaine veut plus de professionnels de santé

4 Août 2017
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Tout récemment, s’est tenu le dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie). Un sommet consacré à la jeunesse et à la réforme d’une institution en quête de souveraineté financière, comme le notait "Le Monde" (4 juillet), mais qui a traité aussi des questions de santé et tout particulièrement du VIH. Il faut dire que dans ce domaine, le continent africain accuse un important retard. Malgré les progrès dans la lutte contre le VIH, l’Afrique reste malheureusement à la traîne. Plusieurs initiatives ont été lancées récemment. A l’occasion du sommet de l’Union africaine, les gouvernements des pays participant ont annoncé qu’ils soutiendraient des programmes de lutte contre l’épidémie. Plusieurs pays du continent ont décidé de soutenir des initiatives dans le but de parvenir à éradiquer le VIH d’ici à 2030. Parmi elles, un programme de formation des professionnels de santé visant à recruter plus de personnel de santé qualifié. En effet, d’après l’Onusida, l’Afrique est pourvue d’1 million de travailleurs dans ce secteur. Mais "la plupart ne sont focalisés que sur une seule maladie et sont par ailleurs sous-qualifiés, sous-payés, et mal intégrés dans le système sanitaire". Le projet désormais soutenu par l’Union africaine a pour but de parvenir à deux millions de professionnels. Avec de nouvelles embauches mais aussi en formant à nouveau les personnels déjà en poste. Mais cela  pourrait ne pas suffire. En effet, lorsqu’on regarde la stratégie 90-90-90  (A l’horizon 2020, 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. 90 % de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable. 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée) proposée par l’Onusida pour 2020, le continent africain se situe, aujourd’hui, avec des chiffres respectifs de : 36 % - 28 % - 12 %.