Mariage gay : l’Ile-de-France se bouge

4 Juillet 2011
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Carton plein ou presque pour les réactions des politiques sur la mariage homosexuel. On peut y voir les effets conjugués de la proposition de loi socialiste qui entend ouvrir le mariage aux couples de même sexe (qui a fait beaucoup parler d’elle) et le contexte de la Marche des Fiertés. Plusieurs conseillers régionaux d'Ile-de-France de tous bords politiques, ont ainsi lancé, la veille de la Marche, un appel en faveur du mariage homosexuel. Selon les signataires, "rien ne saurait (…) justifier que deux individus de même sexe qui souhaitent s'unir sous la protection de la loi, ne puissent bénéficier des mêmes droits qu'un couple hétérosexuel". Ils affirment qu'en tant qu'élus du conseil régional d'Ile-de-France, ils "ne peuvent se résoudre à l'immobilisme" et "souhaitent que les élus de tous les conseils régionaux de France s'associent à cette démarche". Les initiateurs de l’appel sont : Jean-Luc Romero (PS), Patrick Karam (UMP), Julie Nouvion (EELV), Gabriel Massou (PCF), Leïla Diri (Nouveau Centre), Eddie Aït (PRG) et Pascale Le Neouannic (Parti de Gauche).

 

Commentaires

Portrait de Traitdunion

... par la Ville de New York !!!! J'ai Honte de cette ville !!! Cyrus Vance shame on you !!!!
Portrait de Ferdy

On n'arrête pas de revendiquer ici et là le droit au mariage, et ce serait justice, mais personne n'intervient pour assouplir les conditions du divorce, le pourcentage de mariages se concluant après 4 belles années parfaites est en hausse constante, l’État y perçoit à l'occasion des taxes souvent extravagantes, les frais de justice restent conséquents, le soulte parfois difficile à honorer, il conviendrait d'inscrire selon moi dans cette loi au mariage, un droit au divorce moins onéreux et moins complexe, j'ai près de moi quelques amis en instance depuis plus d'un an et demi, les avocats spécialisés en tirent un profit indécent et même dans des situations apparemment simples, tout est fait pour compliquer la désunion souhaitée par les parties, ne devriez-vous pas, vous, si tentés par le mariage, de faire pression auprès du législateur afin d'humaniser et de rendre plus accessible une union qui se désunit, ce serait aussi l'occasion d'affirmer une lucidité adulte et responsable, consciente de la fragilité de ses liens rarement éternels.
Portrait de frabro

Une simple lettre et hop ! le dépacsage est joué... Mais attention, ça n'évitera pas la case notaire, voir la case tribunal, pour le partage de la communauté.
Portrait de Ferdy

Dans mon commentaire précédent, j'avais omis les frais notariés... en fait, je n'y connais pas grand-chose, mais le pacs n'ouvre aucun droit en matière de succession, d'après le peu que j'en sais, je tenais surtout à souligner cet aspect d'un problème le plus souvent négligé : un couple de même sexe bénéficiera entre guillemets des mêmes avantages qu'un couple hétéro et sera soumis aux mêmes contraintes, (dura lex sed lex), le prix à payer pour se désunir est parfois énorme, si tant est qu'il puisse exister un patrimoine commun aux acquêts, sans contrat, avec quelques adoptions et c'est la répétition d'un système qui a fait les preuves de sa cruauté, ne serait-ce pas l'occasion de réfléchir enfin, et dans le même temps, aux conditions d'une rupture, de quelque nature que ce soit ? j'ai eu l'occasion de lire sur Seronet plusieurs témoignages d'individus accablés, à la limite de la dépression, à cause des charges qui pouvaient peser sur celui ou celle qui ne demandait qu'à faire valoir ses droits au divorce, paisiblement, et de voir ses enfants, le véritable débat, s'il devait se poursuivre dans la dignité et l'indépendance politique, devrait être aussi celui de la révision d'un système, totalement inadapté aux mœurs de ce siècle, les couples hétéro devraient eux aussi bénéficier d'un assouplissement des conditions de rupture, et dans l'exigence légitime des couples de même sexe, ne jamais négliger la volonté de rupture dans des conditions similaires, car s'il fallait attendre encore 150 ans avant de les reconnaître, la communauté revendiquant le droit au mariage ne ferait que générer, dans une égalité illusoire, la domination d'un système vieillot et fantasmagorique, il serait temps de penser la désunion possible dans l'union idéale.