Médecins du travail et arrêts de travail

21 Mai 2020
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Les services de santé au travail vont pouvoir prescrire des arrêts de travail en lien avec l'épidémie de Covid-19, selon un décret publié mardi 12 mai au Journal officiel, mais ne pourront pas faire de tests. Cette possibilité avait été prévue dans une ordonnance début avril. Les médecins du travail, qui ne peuvent pas prescrire des arrêts de travail contrairement à un médecin traitant, peuvent désormais le faire pour les « personnes atteintes ou suspectées d'infection au Covid-19, ou faisant l'objet de mesures d'isolement, d'éviction ou de maintien à domicile ». En revanche, il n'est plus question de les autoriser à pratiquer des tests de dépistage, comme le prévoyait l'ordonnance en vue, expliquait alors le ministère du Travail, « d'associer les services de santé au travail à une politique de tests plus massifs dans une perspective de sortie de confinement». Sur ce sujet, le ministère renvoie désormais au « protocole de déconfinement » diffusé la semaine dernière qui « interdit » les campagnes de dépistage en entreprise. Les services de santé au travail, qui représentent environ « 12 000 personnes » selon le ministère, seront « recentrés » sur « les messages de prévention » afin de lutter contre le coronavirus, et sur l'application des guides de bonne pratique « des différents métiers » . Selon l'ordonnance, ils pourront aussi « suspendre certaines visites médicales obligatoires » et « privilégier les visites d'embauche et celles des personnes affectées à des postes à risque » notamment. Ils seront également chargés de « l'accompagnement des entreprises amenées, par l'effet de la crise sanitaire, à accroître ou adapter leur activité », et ce dans un délai fixé au 31 août 2020.