Médicaments à écarter

5 Décembre 2020
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Tradition.  La revue médicale Prescrire a dévoilé (26 novembre) sa nouvelle liste d’une centaine de médicaments qu’elle considère, selon ses experts-es, comme « plus dangereux qu’utiles ». Conséquence : les médicaments désignés seraient « à éviter en raison des risques sanitaires disproportionnés qu’ils font courir aux personnes qui les utiliseraient. Cette année, ont, entre autres, les honneurs de cette liste noire, un médicament contre contre la calvitie masculine (Propecia et ses génériques) ou encore le piracétam (Nootropyl et génériques), un « vasodilatateur » autorisé dans diverses indications dont les vertiges, et comme traitement d’appoint pour de troubles mineurs chroniques (cognitifs ou neurosensoriels) liés au vieillissement, mentionne l’AFP. Certains des médicaments cités ont fait l’objet de mises en garde officielle. Par exemple, l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) a déjà averti des risques de troubles psychiatriques (anxiété, dépression) et sexuels (troubles de l’éjaculation, diminution de la libido) devant conduire à l’arrêt de la prise de Propecia. Sont aussi mentionnés des traitements (Spravato, Evenity, Elidel) qui ont une certaine efficacité, mais dont la contrepartie en termes d’effets indésirables est jugée « disproportionnée ». Autrement dit plus d’inconvénients que d’avantages. Une bonne dizaine de médicaments de la famille des gliflozines, dans le traitement du diabète, figurent aussi parmi les médicaments à écarter, etc. La liste 2021 porte sur 112 médicaments, dont 93 commercialisés en France, explique la revue Prescrire.