Migrants-es : l’UE veut plus d’expulsions

3 Février 2023
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Les ministres européens-nes de l’Intérieur se sont réunis-es, le 26 janvier, à Stockholm pour discuter des moyens d’augmenter les renvois de migrants-es en situation irrégulière vers leurs pays d’origine, notamment en restreignant davantage la délivrance de visas aux ressortissants-es de pays jugés « non coopératifs ». « Nous voyons les arrivées irrégulières augmenter (...). Renvoyer ceux qui se voient refuser l’asile en Europe est une question très importante », a expliqué la ministre suédoise chargée de la Migration, Maria Malmer Stenergard, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l’Union européenne. Sur les quelques 340 500 décisions de « retour » prononcées en 2021 dans les pays européens, 21 % ont été effectivement mises en œuvre, selon des données d’Eurostat citées par la Commission. « Nous avons un taux de retours très bas. Nous pouvons faire des progrès pour augmenter leur nombre et les rendre plus rapides », a commenté la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, citée par l’AFP. Au niveau européen, un mécanisme permettant d’utiliser les visas comme levier pour obtenir des États tiers qu’ils reprennent leurs ressortissants-es est entré en vigueur en 2020. La présidence suédoise du Conseil de l’UE juge « crucial d’exploiter tout le potentiel de ce mécanisme ». « Il y a certains pays tiers pour lesquels des mesures pourraient être prises rapidement pour améliorer le niveau insuffisant actuel de coopération », estime-t-elle. L’Allemagne a exprimé ses « réserves » à ce sujet. La ministre de l’Intérieur Nancy Faeser a indiqué privilégier la conclusion d’accords migratoires, notamment avec les pays d’Afrique du Nord, « permettant d’une part des voies légales (de migration) et d’autre part des rapatriements efficaces ». Actuellement un seul pays, la Gambie, est sous le coup d’une sanction de l’UE pour « manque de coopération ».