Migrants : la Justice contraint l'Etat à Calais

8 Août 2017
499 lectures
Notez l'article : 
0
 

Huit mois après le démantèlement de la "Jungle" de Calais, le gouvernement va ouvrir deux nouveaux centres pour les personnes réfugiées dans les Hauts-de-France, afin de faire baisser la pression à Calais (Pas-de-Calais), où les candidat-e-s à l'exil subissent des "traitements inhumains" selon le Conseil d'Etat. "Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes", a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors d'une conférence de presse (31 juillet). Les deux centres, situés à Troisvaux (Pas-de-Calais) et Bailleul (Nord), disposeront à eux deux de 300 places et devraient ouvrir "dans les 10 jours qui viennent". Pour le gouvernement, l'équation à Calais, où viennent de nouveau vivre des centaines de réfugié-e-s avec l'espoir de gagner l'Angleterre, est toujours aussi complexe, mais le gouvernement n’a pas le choix : la décision du Conseil d’Etat s’impose. Que dit d’ailleurs le Conseil ? Il note d’abord que "malgré la fermeture en 2016 du centre d’accueil de migrants se trouvant à Calais, au profit d’une répartition de la prise en charge des migrants dans des structures d’accueil implantées sur différents points du territoire national, plusieurs centaines de migrants se trouvent à nouveau à proximité de Calais depuis le début de l’année 2017". Il indique ensuite qu’à la demande "de migrants et d’associations, le juge des référés du tribunal administratif de Lille, saisi d’un référé-liberté, a notamment enjoint au préfet du Pas-de-Calais et à la commune de Calais de créer plusieurs dispositifs d’accès à l’eau permettant aux migrants de boire, de se laver et de laver leurs vêtements, ainsi que des latrines, et d’organiser un dispositif adapté d’accès à des douches ; en outre, il a enjoint au préfet d’organiser, à destination des migrants qui le souhaitent, des départs depuis la commune de Calais vers les centres d’accueil et d’orientation ouverts sur le territoire français dans lesquels des places sont disponibles". Le ministère de l’Intérieur et la Ville de Calais ont alors fait appel de cette décision de justice auprès du conseil d‘Etat pour ne pas avoir à faire tout cela au bénéfice des personnes réfugiées. Le Conseil d’Etat a rejeté leurs demandes. Il juge, en effet, que "les conditions de vie des migrants révèlent une carence des autorités publiques, qui est de nature à exposer les personnes concernées à des traitements inhumains ou dégradants et qui porte donc une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale". Il estime aussi que "c’est à bon droit que le juge des référés du tribunal administratif a prononcé les injonctions rappelées ci-dessus". Lors des débats au Conseil d’Etat, le rapporteur public a indiqué que 400 à 700 personnes, dont une centaine de mineurs, étaient concernées. Un système d'information et de maraude sera mis en œuvre pour leur proposer de rejoindre les deux nouveaux centres d'accueil.

Commentaires

Portrait de ballif

comme porte de la chapelle à Paris  le gouvernement les déplace  puis il revienne   mais nous les armes il faut les vendre  et les extémistes les protéger  les voyages en Afrique féquant de ceux qui nous gouvernent   ne sont pas au centre des combats  il y a des bombes et des morts

c'est ça qui faut arrêter