Mpox : deux cas de réinfections

29 Mars 2023
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Deux cas de réinfection par le virus du Mpox (Monkeypox ou variole du singe) chez des hommes gays séronégatifs sans immunosuppression, ont été signalés rapporte le site médical i-base. Le premier cas concerne un homme de 31 ans vivant en Suisse et sous Prep. Le diagnostic de Mpox a été posé en mai 2022, au début de l'épidémie de l'année dernière. Les symptômes présentés comprenaient quatre lésions péniennes ombiliquées. Il a également été testé positif pour la chlamydia. En l'espace de deux semaines, les lésions cutanées se sont spontanément résorbées sans complications. Le 1er décembre, il a été diagnostiqué une seconde fois avec le Mpox et une proctite après avoir signalé des douleurs anales sans saignement qui avaient commencé deux semaines plus tôt, quatre semaines après une visite au Brésil — où un nombre très élevé d'infections quotidiennes étaient encore signalées. Quatre semaines après l'exposition, il présentait une fissure anale, mais aucune lésion typique de la variole. Les chercheurs-ses ont évoqué la possibilité que la seconde infection soit due à des mutations d'échappement immunitaire ou que la virémie élevée associée aux lésions anales ait pu l'emporter sur toute réponse immunitaire antérieure. La seconde infection a été décrite comme légère et s'est complètement résorbée. Un autre cas de réinfection par le Mpox chez un homme séronégatif sous Prep a été rapporté dans le BMJ (British Medical Journal) au début de cette année. Dans ce cas, il ne s'est écoulé que quatre mois entre les deux infections, période pendant laquelle cette personne avait également reçu deux doses du vaccin Jynneos. La première dose a été administrée une semaine après la première infection, en juillet 2022, et la seconde dix semaines plus tard, en octobre (cinq semaines avant la deuxième infection et neuf semaines avant les lésions anales douloureuses). Les deux infections à Mpox se sont résolues sans complications. Ces cas montrent que l'immunité espérée après une première infection n'est pas suffisamment protectrice pour prévenir les infections ultérieures, même après moins de six mois. Même s'il ne s'agit que d'un seul cas, l'absence de protection conférée par le vaccin est également préoccupante.