Niveau de vie en baisse pour les pauvres

28 Novembre 2021
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Tous les ménages auront vu leur niveau de vie augmenter avec les mesures décidées sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, sauf les 5 % les plus pauvres, selon une étude de l'Institut des politiques publiques (IPP) publiée le 16 novembre 2021. D'après l'IPP, un organisme lié à l'Ecole d'économie de Paris, rappelle l’AFP, la plus importante progression (en pourcentage) s'observe chez les 1 % les plus riches, avec un gain moyen de 2,8 %, puis chez les ménages situés entre le 6e et 7e centile et encore ceux entre le 11e et le 16e centile de niveau de vie (+2 % environ), soit une partie de la classe populaire. Le premier centile équivaut au 1% de Français-es les plus pauvres, et le centième centile aux 1 % les plus riches, explique l’IPP. Ces ménages de la classe populaire ont notamment bénéficié du renforcement de la prime d'activité versée à ceux qui travaillent et de la revalorisation du minimumvieillesse pour les retraités-es les plus modestes. Les 5 % les plus pauvres, en revanche, qui n'ont pas profité de la priorité accordée au travail dans la politique du gouvernement, ont vu leur niveau de vie régresser, subissant particulièrement la hausse des taxes sur l'énergie et le tabac, par exemple. Globalement, « le statut d'activité est crucial », c'est-à-dire le fait de travailler ou pas, dans l'évolution du niveau de vie des ménages durant le quinquennat, souligne l'IPP, citant la revalorisation de la prime d'activité, la suppression des cotisations sociales chômage et assurance-maladie payées par les salariés et désormais basculées sur la CSG, payée également par les retraités-es (hors certaines exemptions). Au total, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, les ménages ont bénéficié de 28,1 milliards d'euros de baisses d'impôt (impôt sur le revenu, suppression de la taxe d'habitation et celle de l'ISF, remplacé par l'IFI, etc.), mais ont aussi subi un coup de rabot de 4,2 milliards sur les prestations sociales (aides au logement, assurance-chômage, sous-revalorisation des retraites, etc.), détaille l'IPP. Ce bilan contredit en partie celui mis en avant par le gouvernement, qui affichait une progression du niveau de vie de 4 % pour les 10 % de ménages les plus modestes (contre un peu plus de 1 % selon l'IPP), et de 2 % en moyenne pour la plupart des ménages. Cela est dû aux différences d'hypothèses prises en compte, explique l'IPP. Le gouvernement a notamment intégré des mesures décidées sous le quinquennat précédent, mais entrées en vigueur en 2018, quand l'IPP n'a intégré que les mesures décidées sous le quinquennat actuel.