Nouvelle progression des violences anti-LGBT

24 Mai 2020
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Un total de 1 870 victimes d'infractions à caractère homophobe ou transphobe ont été recensées par les forces de l'ordre l'an passé en France, soit 36 % de plus qu'en 2018, annonce samedi 16 mai le ministère de l'Intérieur. Ces chiffres « s’inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires », indique-t-il dans un communiqué. « Cette hausse des actes anti-LGBT appelle à une mobilisation encore accrue de l’ensemble des acteurs publics et de la société civile pour lutter contre les préjugés, les discriminations et les actes de haine anti-LGBT », ajoute-t-il, indique l’AFP. Les victimes de ces infractions sont majoritairement des hommes (75 % en 2019) et des jeunes (62 % ont moins de 35 ans). Plus d’un tiers (36 %) de ces infractions se sont déroulées dans des villes de plus de 200 000 habitants-es, hors unité urbaine de Paris. Les injures et les outrages représentent 33 % des infractions subies, tandis que les violences (physiques et sexuelles) à la personne représentent une part de 28 % en 2019, précise encore le ministère. Dans un communiqué, le ministère de la Justice détaille ses données. En 2019, les forces de police et de gendarmerie ont donc recensé 1 870 victimes d'infractions à caractère homophobe ou transphobe contre 1 380 en 2018 et 1 040 en 2017. Ces chiffres traduisent effectivement « une augmentation de +36 % du nombre de victimes d'actes anti-LGBT, tendance proche de celle de l'année précédente (+33 %) ». « Ils s'inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires. Cette hausse des actes anti-LGBT appelle à une mobilisation encore accrue de l'ensemble des acteurs publics et de la société civile pour lutter contre les préjugés, les discriminations et les actes de haine anti-LGBT », explique le ministère. Conformément à l'engagement pris dans le cadre du Plan de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l'Intérieur a établi le bilan annuel 2019 des victimes de crimes ou de délits enregistrés par les forces de sécurité (police et gendarmerie) commis à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre, réelle ou supposée, des victimes.