Nouvelles recos sur les masques

24 Janvier 2021
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La surveillance épidémiologique de la Covid-19 indique que la circulation du virus Sars-CoV-2 augmente en France, notamment du fait de la pénétration en Europe de certains nouveaux variants plus transmissibles. « Cela pose la question de la catégorie des masques que l'on peut proposer dans la population générale », a déclaré Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du Haut conseil de la santé publique (HCSP). Ce groupe de travail a élaboré de nouvelles recommandations qui ont été transmises au ministère de la Santé. Médecin de santé publique, Didier Lepelletier a expliqué qu’il était bien de « porter un masque en tissu réutilisable de catégorie 1, plutôt que des masques de catégorie 2 qui filtrent un petit peu moins bien, voire des masques fabriqués de manière artisanale où là il n'y a aucun contrôle sur leur performance qui est réalisé ». Selon les normes élaborées par l'Afnor, les masques de catégorie 1 filtrent 90 % des particules, tandis que ceux de catégorie 2 n'en bloquent que 70 %. « Les masques en tissu de catégorie 1, fournis par les industriels, validés par la direction générale des armées, en termes de performance, sont aussi efficaces que les masques chirurgicaux », a assuré le Pr Lepelletier, cité par l’AFP. En revanche, l’expert juge que l’usage des masques FFP2 (ceux qui sont en forme de cônes), filtrant au moins 94 % des aérosols, dans la population générale « n'est pas forcément une bonne chose parce qu'on ne pourra pas contrôler » qu'ils sont « bien portés » et « adaptés à la morphologie du visage ». Le groupe de travail du HCSP insiste aussi dans ses recommandations sur le fait d'assurer une distance de sécurité à deux mètres et non un mètre entre chaque personne. « À l'occasion des avis du mois de décembre sur les commerces ou sur les fêtes de fin d'année, on est effectivement passé à ces deux mètres. La pénétration des nouveaux variants (...) est peut-être l'occasion d'officialiser ces deux mètres », a-t-il estimé. Le ministère de la Santé peut choisir de suivre ou pas les avis du HCSP. « Ce sont des avis qui sont scientifiques et qui ont pour but d'éclairer la prise de décision politique sanitaire », a tenu à préciser le Pr Lepelletier. « La quasi-totalité des masques industriels » en tissu reste valable contre la Covid-19 après de nouvelles recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), au contraire des masques artisanaux, qui ne filtrent pas suffisamment, a tenu à préciser le ministre de la Santé, Olivier Véran (19 janvier). « Restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90 % », a expliqué le ministre interrogé sur France Inter.