NUPES : les putes ne sont pas dupes !

2 Juin 2022
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À l’approche des élections législatives (juin 2022), un « collectif de 180 travailleuses et travailleurs du sexe de tous corps de métiers confondus (dont Cybèle Lespérance, Carmina, Nikita Bellucci, Anaïs de Lenclos, Thierry Schaffauser, Rico Simmons, Berthe de Laon, etc.) soutenus-es par des associations et collectifs (Act Up-Paris, AATDS, Association PDA Besançon, Strass - syndicat du travail sexuel, Collectif des femmes de Strasbourg Saint Denis, AIDES) a publié une tribune intitulée : « NUPES : les putes ne sont pas dupes ! ». Les auteurs-rices de cette tribune y expliquent avoir découvert le programme commun des partis de gauche et écologistes rassemblés dans la NUPES ; tout particulièrement les mesures qui concernent les travailleurs-ses du sexe. La tribune explique que des éléments programmatiques « semblent se contredire et entretenir le flou volontairement ». On peut ainsi y lire, par exemple, la volonté de la NUPES « d’abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne, renforcer les moyens dédiés à la lutte contre la traite et les violences liées à la prostitution ». Certains points de « nuance » entre les différentes formations politiques associées dans la NUPES y sont indiqués ; ils « seront mis à la sagesse de l’Assemblée », autrement dit au vote de la majorité. C’est le cas de ce point : « Constatant l’absence d’efficacité réelle sur les réseaux des politiques à l’œuvre (pénalisation du client), Europe Écologie-Les Verts souhaite agir en priorité, non par la répression, mais par l’écoute et l’accompagnement des personnes en situation de prostitution. » « Nous ne comprenons pas ce que cela veut dire concrètement et sommes donc très inquiets-tes car ce n’est pas la première fois que la gauche dite parlementaire nous ment pour poursuivre un agenda de criminalisation », tacle la tribune. « La NUPES va-t-elle respecter notre « droit fondamental à disposer » de nos corps « en toutes circonstances » ou au contraire nous traiter en « objets-marchandises » et pénaliser nos clients ? Que signifie renvoyer à « la sagesse de l’assemblée » la question de la décriminalisation ? », interrogent les signataires.