OMS : vers un traité pandémique

6 Décembre 2021
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Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont décidé (28 novembre) de lancer des négociations en vue de créer un instrument international pour mieux prévenir et combattre les éventuelles prochaines pandémies qui ne manqueront pas de survenir. Cette réflexion se fait en pleine cinquième vague de la Covid-19. Le projet d’accord doit encore être officiellement validé lors de la réunion exceptionnelle de l’Assemblée mondiale de la santé qui se déroule actuellement et prendra fin, débit décembre. « Les événements de ces dernières semaines démontrent plus que jamais le besoin de solidarité et de leadership au niveau mondial. Nous attendons avec impatience que les dirigeants mondiaux démontrent leur engagement commun demain. L’élan est là - Le monde doit mieux être préparé! », a indiqué la délégation de la commission européenne. Jusqu’à présent les Etats-Unis n’étaient pas favorables à un traité - préférant un processus plus rapide - mais ont fini par lâcher du lest. Le projet d’accord prévoit la création d’« un organe intergouvernemental de négociation (…) ouvert à tous les États membres et aux membres associés pour rédiger et négocier une convention, un accord ou un autre instrument international de l’OMS sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies ». Le but est de discuter sur le meilleur moyen de doter l’OMS d’un cadre juridique lui permettant de mieux affronter une future crise pandémique. Nombreux-ses s’accordent à dire que l’actuel Règlement sanitaire international, qui guide l’action de l’OMS depuis 2005, n’est pas adapté pour faire face à des crises de l’ampleur du Covid. Cet organe de négociation devra se réunir pour la première fois au plus tard le 1er mars prochain. Il devra ensuite commencer l’élaboration d’un avant-projet à soumettre l’été prochain. La gestion du Covid a montré les limites de ce que l’OMS a le droit et les moyens de faire. Le projet de texte sur lequel les pays sont tombés d’accord appelle à « renforcer l’architecture sanitaire mondiale » et souligne la nécessité de développer « la conception et la distribution de contre-mesures médicales telles que vaccins, traitements et produits de diagnostic, l’accès sans entrave, rapide et équitable à ces contre-mesures ».