Paludisme : la lutte avance… mais reste insuffisante

1 Janvier 2014
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Plus de trois millions de vies ont été arrachées au paludisme depuis 2000, se félicite (11 décembre) l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tout en déplorant l'insuffisance persistante des financements pour venir à bout de cette maladie qui tue en majorité de jeunes enfants africains. Conclusion centrale du rapport 2013 de l'OMS sur la maladie : c'est dans les dix pays les plus affectés que ces 3,3 millions de vies ont été épargnées surtout parmi les enfants africains de moins de cinq ans. Mais, hélas, le paludisme a encore fait 627 000 morts en 2012. Les efforts pour combattre le paludisme ont permis de réduire le taux de mortalité de 45 % dans le monde et de 49 % en Afrique entre 2000 et 2012. Cette forte baisse a résulté d'un recul de 29 % de l'incidence du paludisme dans l'ensemble du monde et de 31 % en Afrique. Ce progrès a été rendu possible par une décennie de fort accroissement des fonds internationaux consacrés à la lutte contre la maladie, mais ceux-ci restent nettement insuffisants pour éradiquer la maladie… alors que mes moyens existent. L’OMS a souvent rappelé que "le paludisme et le VIH causent plus de deux millions de décès chaque année. Etant donné le chevauchement géographique considérable du paludisme avec le VIH/sida, un nombre important de co-infections se produisent". Par ailleurs, "dans les zones où la transmission du paludisme est stable, le VIH augmente le risque d'une infection palustre et de paludisme clinique chez les adultes, en particulier chez ceux présentant une immunosuppression avancée. Dans les environnements où la transmission du paludisme est instable, les adultes vivant avec le VIH courent le risque accru de paludisme compliqué et sévère et de décès. Les rapports suggèrent également que l'échec d'un traitement antipaludique peut être plus fréquent chez les adultes infectés par le VIH dont la numération des CD4 est faible par rapport aux patients indemnes d'infection à VIH. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier l'impact du paludisme sur l'évolution naturelle du VIH, les implications thérapeutiques potentielles, et les interactions aux niveaux cellulaires et moléculaires".