Paracétamol, ibuprofène : l’ANSM reprend la main

8 Octobre 2019
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Paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine) peuvent occasionner des problèmes de santé lorsqu’ils sont mal utilisés (doses trop fortes, utilisation prolongée, mésusage, etc.). La situation est telle désormais que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) souhaite que ces médicaments, toujours disponibles sans ordonnance, ne soient plus présentés en libre accès dans les pharmacies à compter de janvier 2020. « Cette mesure viserait à sécuriser l’utilisation de ces médicaments », indique un communiqué de l’agence sanitaire. Le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont les médicaments les plus utilisés en automédication comme anti-douleurs ou anti-fièvre chez les adultes et les enfants. Actuellement, certains de ces médicaments peuvent être placés en libre accès dans la pharmacie. « Ces médicaments sont sûrs et efficaces lorsqu’ils sont correctement utilisés, mais présentent des risques lors d’une utilisation inadéquate ». Le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie dans certains cas de surdosage. Les AINS sont notamment susceptibles d’être à l’origine de complications sur le rein, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le fœtus. Afin de favoriser le bon usage de ces médicaments d’utilisation courante, l’ANSM souhaite qu’ils ne soient plus en libre accès et soient tous placés derrière le comptoir du pharmacien, renforçant ainsi son rôle de conseil auprès des personnes qui souhaitent en disposer en particulier sans ordonnance. En cas de douleur et/ou fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine ou une toux, l’ANSM rappelle aux personnes et aux professionnels-les de santé de privilégier l’utilisation du paracétamol en respectant les règles de bon usage : prendre la dose la plus faible, le moins longtemps possible ; respecter la dose maximale par prise, la dose maximale quotidienne, l’intervalle minimum entre les prises et la durée maximale de traitement recommandée (trois jours en cas de fièvre, cinq jours en cas de douleur, en l’absence d’ordonnance) ; vérifier la présence de paracétamol dans les autres médicaments (utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal) ; alerter les populations particulières (-50 kg, insuffisance hépatique légère à modérée, insuffisance rénale sévère, consommation excessive d’alcool chronique, etc.). Utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte ; arrêter le traitement dès la disparition des symptômes ; éviter les AINS en cas de varicelle ; ne pas prolonger le traitement au-delà de trois jours en cas de fièvre ; ne pas prolonger le traitement au-delà de cinq jours en cas de douleur ; ne pas prendre deux médicaments AINS en même temps.