Partner : preuve irréfutable de l’efficacité du Tasp

13 Août 2016
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Pour 58 000 relations sexuelles non protégées par un préservatif, aucune contamination au VIH. Les nouveaux résultats de l'étude Partner ont été publiés mercredi 13 juillet dans la revue scientifique "Journal of american medical association" (Jama). Ils sont très encourageants et sont une nouvelle preuve de l’efficacité du traitement comme prévention (Tasp). L'étude a suivi des couples hétérosexuels et homosexuels dont un des membres vit avec le VIH et qui a obtenu une charge virale indétectable d'après son dernier bilan de suivi (<200 copies/ml). Près de 500 "couples-années" hétéros, homos, avec différents niveaux d'utilisations du préservatif ont été analysés. Avec au total près de 58 000 relations sexuelles où il n’y a pas eu d’utilisation de préservatif. Aucune transmission du partenaire séropositif vers le partenaire séronégatif du couple au moment de l'inclusion n'a été observée lorsque ce premier avait une charge virale indétectable, quelle que soit l'orientation sexuelle des partenaires. Les cas de contaminations observés ne sont pas liés au partenaire séropositif du couple, mais à un partenaire extérieur (ce qui a été démontré grâce à l’analyse du génotype du virus). Huit ans après l’avis suisse qui a consacré le Tasp, cette étude, dont les détails ont été présentés à la conférence mondiale sur le sida à Durban (Aids 2016), confirme l'importance de cet outil dans la perspective de fin de l’épidémie d’ici quinze ans.