Pas d'allégement du pass sanitaire

14 Octobre 2021
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Il n'y aura pas « d’adaptation » du pass sanitaire avant le 15 novembre, a indiqué (7 octobre) le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, appelant à la « vigilance » face au risque d'un regain de l'épidémie de Covid avec l'arrivée de l'hiver. Le gouvernement « travaille à des adaptations du pass sanitaire », car « ni le masque, ni aucune autre mesure qui existe aujourd'hui ne sont éternels, et dès lors qu'on pourra les réduire, évidemment nous le ferons », sur la base des recommandations des scientifiques, a-t-il expliqué à l'issue du Conseil des ministres du 6 octobre. Reste que « l'heure de lever toutes les contraintes n'est pas venue (...) Si adaptation du pass il devait y avoir, elle ne saurait être envisagée avant le 15 novembre », a-t-il indiqué. La loi prévoit une application du pass sanitaire jusqu'au 15 novembre, et un projet de loi pour le proroger au-delà de cette date doit être présenté le 13 octobre en Conseil des ministres… on parle d’une prolongation jusqu’en février 2022. Le 6 octobre, le conseil scientifique a remis un avis « qui nous appelle à une certaine prudence parce que nous rentrons dans la période hivernale, et nous savons qu'à cette occasion, l'épidémie peut repartir », même si la couverture vaccinale de la France est « très importante », a expliqué Gabriel Attal. Ce dernier a souligné que « dans près d'une trentaine de départements, l'épidémie ne recule plus, voire repart très légèrement à la hausse ». Dans son dernier avis, le conseil scientifique considère que « l'objectif est de ne plus utiliser à terme le pass sanitaire lorsque la situation épidémiologique ne le justifiera plus ». En attendant, le Conseil qualifie de « prudence active » une sortie après une période de préparation, entre le 15 novembre et la fin d’année 2021. Cette phase de préparation permettra « la poursuite de la vaccination des personnes les plus âgées et à risque (primo-vaccination et 3e dose qui doivent être accélérées) et de mieux évaluer l’impact de la vaccination sur l’infection à moyen terme », écrit le Conseil scientifique. Elle permettra également de « mieux analyser l’impact du refroidissement climatique à l’automne », ajoute-t-il. Bref, c’est loin d’être fini !