Pas de RTU pour l’ivermectine

13 Avril 2021
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Une demande d’accorder une autorisation temporaire d’utiliser l’ivermectine, un médicament anti-parasitaire, pour traiter ou prévenir la Covid-19, a été rejetée par l’Agence française du médicament (ANSM), début avril. L’agence sanitaire, qui a publié sa décision le 1er avril, avait été saisie à ce sujet par Maître Jean-Charles Teissedre, représentant une association et des professionnels-les de santé. « En raison des données disponibles à ce jour, nous ne pouvons pas répondre favorablement » à cette demande d’autorisation temporaire (dite « RTU ») », note l’ANSM. L’analyse des données publiées, « du fait de leurs limites méthodologiques, ne permet pas d’étayer un bénéfice clinique de l’ivermectine quel que soit son contexte d’utilisation, en traitement curatif ou en prévention de la maladie Covid-19 ».  L’ANSM souligne cependant « la nécessité de mettre en oeuvre de larges études cliniques » scientifiquement rigoureuses « en vue de conclure à sa possible utilisation dans le contexte de la maladie Covid-19 », note l’AFP. L’ivermectine fait l’objet d’une intense promotion sur les réseaux sociaux. L’Agence européenne du médicament (EMA/AEM) et l’OMS, respectivement le 22 mars et le 31 mars, ont recommandé de ne pas l’utiliser pour la Covid-19 en dehors d’essais cliniques. Un avis avait été également émis dans ce sens en France, le 27 février, par le Haut Conseil de santé publique (HCSP). L’EMA mentionnait toutefois dans son avis que la République tchèque et la Slovaquie ont permis une utilisation temporaire de l’ivermectine dans le cadre de la Covid. L’ANSM indique qu’elle pourra réviser sa position, dès lors que des résultats d’études cliniques seraient susceptibles de modifier le constat établi à ce jour.