Pécresse en surenchère

17 Octobre 2021
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Elle n’est pas la seule dans ce registre-là ; la plupart des candidats-es à droite et à l’extrême droite y vont de leurs propositions contre l’immigration. Candidate à la présidentielle, Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) a présenté mardi 5 octobre un projet de révision constitutionnelle visant, si elle est élue en 2022, à « stopper l'immigration incontrôlée ».  La candidate à l'investiture de la droite propose douze principes pour, selon ses termes, « arrêter de subir, et reprendre le contrôle de notre destin et la souveraineté de nos frontières ». Elle va même jusqu’à considérer la maîtrise des flux migratoires comme un « défi de société majeur ».  Elle a fustigé une « immigration incontrôlée sur laquelle le gouvernement a échoué et ne maîtrise plus rien », avec, selon elle notamment, un « nombre record de délivrance de titres de séjours, une incapacité à reconduire les clandestins et les déboutés du droit d'asile dans leur pays d'origine et des délais interminables ».  Avec elle, tout pourrait donc changer. Elle veut instaurer des plafonds maximum annuels d'immigration votés par le Parlement chaque année et répartis selon les zones géographiques et les États d'origine, renégociation des accords avec les pays étrangers, et mettre en place la demande d'asile à la frontière et un examen en urgence avec obligation de quitter le territoire français « sans délai ». La présidente de la région Île-de-France propose également de soumettre la délivrance des titres de séjour à trois conditions « très strictes » : posséder des « ressources suffisantes » (réhaussées « de 25 % »), « maîtriser la langue française » et « respecter la laïcité et les valeurs de la République ».  Pra ailleurs, elle souhaite aussi verser les prestations sociales non contributives (allocations sociales, aides au logement, etc.) « qu'après cinq ans de séjour régulier en France ». On voit sans peine les énormes problèmes que de telles mesures auraient sur les personnes concernées. « On ne doit pas venir en France pour les allocations, mais pour trouver un travail et s'intégrer », plaide-t-elle.