Pfizer-BioNTech : bons résultats chez les PVVIH

4 Juin 2021
248 lectures
Notez l'article : 
0
 

À ce jour, il y a très peu d’études concernant des personnes vivant avec le VIH vaccinées contre la Covid-19 dont les résultats sont publiés ; mais plusieurs sont en cours. Comme l’explique un article récent du site d’informations sur le VIH et les hépatites virales Catie, une équipe israélienne de chercheurs-ses a publié des résultats obtenus auprès de 143 personnes séropositives qui avaient reçu les deux doses du vaccin anti-Covid-19 de Pfizer-BioNTech. Cette recherche n’a pas encore été évaluée par des pairs-experts-es indépendants-es. Selon l’équipe israélienne, les deux doses du vaccin ont réussi à déclencher la production d’anticorps pouvant s’attaquer au Sars-CoV-2, le virus qui cause la Covid-19. Les effets indésirables ont généralement été légers, et la charge virale en VIH n’a augmenté que très modestement chez 2 % des personnes vaccinées. Un groupe de 143 personnes vivant avec le VIH a accepté de se faire vacciner, à la suite des vaccinations des prélèvements ont été effectués et comparés à des échantillons de sang prélevés auprès de 400 professionnels-les de santé séronégatifs-ves en bonne santé. Aucun-e des participants-es n’avait été infecté-e par la Covid-19 auparavant. Quatorze jours après la première vaccination, des anticorps contre le Sars-CoV-2 étaient présents dans les proportions suivantes : personnes séropositives : 51 % ; personnes séronégatives : 59 %. Entre 18 et 26 jours après la deuxième dose du vaccin, des anticorps pouvant s’attaquer au Sars-CoV-2 étaient présents dans les proportions suivantes : personnes séropositives : 98 % ; personnes séronégatives : 99 %. L’équipe a donc constaté la présence de taux élevés d’anticorps contre le Sars-CoV-2 après la deuxième vaccination. Même si la présente étude n’a porté que sur 143 personnes séropositives, ses résultats sont très prometteurs, explique Catie. La même équipe de recherche israélienne a lancé une étude de plus grande envergure auprès d’au moins 500 personnes séropositives qu’elle compte suivre pendant au moins deux ans.