Piratage de données en Australie

22 Novembre 2022
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Nouveau piratage de données. Des noms, des numéros de passeport, des dates de naissance, des adresses et des informations médicales (personnes vivant avec le VIH, personnes consommatrices de produits, etc.) figurent parmi les données personnelles postées anonymement, mi-novembre, à la suite d’un piratage informatique dont a été victime, Medibank, l'un des principaux assureurs privés de santé australien (9,7 millions de clients-es), indique l’AFP. Les victimes de cette fuite des données ont été réparties dans une liste de « bons » et de « méchants ». Plusieurs personnes figurant dans la liste « méchants » étaient associées à des codes numériques les reliant à une consommation de drogues, à une consommation excessive d’alcool et au VIH. Un dossier comportait, par exemple, l'indication « p. diag : F122 » - F122 est le code de la « dépendance au cannabis » selon la Classification internationale des maladies publiée par l'Organisation mondiale de la santé. Le Premier ministre australien Anthony Albanese, lui-même client de Medibank, a assimilé la cyberattaque à un « coup de semonce » pour les entreprises australiennes, a expliqué l’AFP. Les données divulguées ont été publiées sur un forum du dark web, qui ne peut être trouvé à l'aide des navigateurs classiques. Les hackers avaient indiqué que cette publication serait faite en l’absence du paiement d’une rançon. La firme Medibank, soutenue par le gouvernement fédéral australien, avait refusé d'accéder à leur demande, conseillant à ses clients de rester « vigilants ». « Sur la base des conseils approfondis que nous avons reçus d'experts en cybercriminalité, nous croyons que payer une rançon n'aurait qu'une chance limitée d'assurer le retour des données de nos clients et d'empêcher leur publication », avait alors expliqué le patron de Medibank, David Koczkar. La firme qui propose une assurance maladie privée aux Australiens-nes désireux-ses de compléter le régime universel public de santé, a informé l'Australian Securities Exchange de la fuite peu avant l'ouverture de la Bourse. « Nous nous attendons à ce que le (pirate) continue à publier des fichiers sur le dark web », a indiqué la société dans une déclaration. Cette violation de sécurité a fait perdre des centaines de millions de dollars à la valorisation boursière de Medibank. Le cours des actions de l'entreprise a plongé de 20 % depuis octobre, lorsque des informations sur la fuite de données ont émergé pour la première fois.