PMA : des députés plaident l'urgence

4 Juin 2020
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Quarante-cinq députés-es de tous bords, ainsi que des personnalités et associations, plaident pour un retour en septembre à l'Assemblée nationale du projet de loi ouvrant la PMA à toutes les femmes car il y a « urgence », indiquent-ils dans une tribune au Journal du Dimanche (1er juin). Face à l'épidémie de coronavirus, « le calendrier législatif a été considérablement modifié » maisn « ombre de concitoyennes et concitoyens nous interpellent sur l'urgence légitime d'agir et nous partageons leur impatience », indiquent ces élus-es et responsables associatifs-ves, emmenés par Guillaume Chiche, député Ecologie Démocratie Solidarité, indique l’AFP. Des responsables de l'Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL), de l'Association des Familles Homoparentales (ADFH), le Planning Familial et encore l'Inter-LGBT sont également signataires, aux côtés du candidat à la mairie de Paris Cédric Villani (ex-marcheur) et de parlementaires LREM, MoDem, LFI et encore LR, de la sociologue Irène Théry et du gynécologue Israël Nisand. La crise sanitaire a « mis en péril de nombreux projets parentaux », soulignent les signataires : « Par la fermeture temporaire dans plusieurs pays européens des centres de procréation médicalement assistée, beaucoup de traitements et procédures de PMA ont subi un coup d'arrêt et ce, pour une durée encore indéterminée ». « Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que la crise sanitaire soit le réceptacle de nouvelles discriminations et le théâtre d'un énième report d'une loi, promesse du candidat Emmanuel Macron, permettant à toutes celles qui le souhaitent de fonder une famille », écrivent-ils. L'agenda parlementaire a été complètement bouleversé par la crise du coronavirus, empêchant les élus d'examiner en deuxième lecture ce texte qui autorise la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes. Le président du groupe des députés LREM Gilles Le Gendre avait jugé récemment qu'il était « impossible » d'adopter le texte « avant l'été », et « espéré que nous pourrons l'adopter d'ici la fin du quinquennat », provoquant des réactions inquiètes de parlementaires, jusque dans son camp. « Elle le sera dans les tous prochains mois », avait tenté de rassurer le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet.