PrEP : pas de lien avec un risque plus élevé de dépression

1 Juillet 2015
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Une nouvelle publication scientifique dans "AIDS and Behavior", mi juin, s’est intéressée aux liens entre dépression et PrEP. La publication porte sur des résultats de l’essai iPrEX. Cet essai randomisé comparait deux groupes d’hommes et de trans ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes : un groupe prenant la PrEP (Truvada) chaque jour, l’autre groupe prenant un placebo. Cette publication portait sur la survenue d’une dépression avec l’utilisation de Truvada en PrEP. Durant l’essai iPrEX, la dépression était l’effet indésirable le plus fréquemment signalé. Les chercheurs ont donc comparé les nombres de dépression et d’idées suicidaires signalés dans chacun des groupes durant l’étude. Résultat ? Il n’y a pas de différence concernant la dépression ou les intentions suicidaires entre les participants recevant Truvada et ceux recevant le placebo. Pas de différences non plus sur les dépressions classées comme effets indésirables du traitement dans les deux groupes. Enfin, les auteurs soulignent qu’il n’y a pas de preuve que la PrEP serait moins efficace chez les participants de l’étude atteints d’une dépression. Les chercheurs rappellent que différentes études indiquent que les hommes et les trans ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes connaissent des taux de dépression plus élevés que dans le reste de la population. "La protection additionnelle conférée par la PrEP durant les épisodes dépressifs limiterait les risques d’infection durant ces périodes où les gens sont plus spécialement vulnérables", concluent les chercheurs.