Prison requise contre une élue homophobe

27 Janvier 2020
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Conseillère municipale à Saint-Germain-en-Laye, Agnès Cerighelli, anciennement LREM, était poursuivie pour « injure publique en raison de l'orientation sexuelle » et « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle ». Six mois avec sursis et 140 heures de travail d'intérêt général ont été requis lundi 20 janvier à son encontre, indique l’AFP. Habituée des tweets homophobes, cette conseillère municipale était poursuivie par le tribunal de Versailles. En cause, trois tweets diffusés en mars 2019 où elle qualifiait le « lobby LGBT » de « secte » aux « méthodes dangereuses », d' « infâme et pervers ». Un seul de ces tweets a depuis été supprimé par Agnès Cerighelli qui s'est engagée à la barre à retirer les deux autres. Le procureur Philippe Toccanier a assorti ses réquisitions d'une obligation pour l'élue d'indemniser les parties civiles – cinq associations – et demandé l'affichage de la décision sur les portes de la mairie pendant deux mois. Les propos incriminés « sont éminemment injurieux » pour les personnes LGBT, avec la « volonté très claire de renvoyer ces personnes au ban de la société », a estimé le magistrat. « Je ne suis pas homophobe », mais « une femme politique qui s'indigne de l'activisme politique d'un lobby politique », a martelé la prévenue à la barre. Agnès Cerighelli est actuellement en campagne électorale pour la mairie de Saint-Germain. Son avocate a plaidé la relaxe.

Commentaires

Portrait de jl06

Elle risquera rien la petite ,la lâcheté domine l'époque , 

pour preuve elle est actuellement  en campagne  électorale .....elle doit avoir un fan club à Saint Germain !