Produits : consommation en baisse chez les jeunes

16 Février 2018
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L’enquête nationale Escapad (enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) mise en place par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) en lien avec la Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ) interroge les jeunes Français de 17 ans sur leur santé et leurs consommations de produits psychoactifs. La 9e édition a été menée en mars 2017 auprès de 46 054 jeunes filles et garçons. Les premiers résultats ont été présentés dans le n° 123 de la revue "Tendances" éditée par l’OFDT. Par rapport à l’enquête Escapad de 2014, les résultats 2017 font apparaître des baisses d’expérimentation et d’usage plus ou moins marquées selon les produits (tabac, alcool, cannabis). Globalement, les consommations 2017 à la fin de l’adolescence sont parmi les plus basses enregistrées depuis le début des années 2000. L’alcool demeure la substance la plus largement expérimentée par les adolescent-e-s même si le recul continu de sa diffusion depuis une décennie se poursuit (85,7 % vs 89,3 % en 2014 et 92,6 % en 2008). Deux tiers des jeunes de 17 ans en ont bu au cours du mois écoulé (66,5 % vs 72,0 % en 2014). Un tiers des jeunes indique que leur dernière consommation d’alcool s’est déroulée en présence des parents. Enfin, les consommations intensives et les ivresses restent à des niveaux élevés. Tous les indicateurs relatifs au tabagisme affichent un net recul en termes d’expérimentation, d’usage récent ou quotidien. Désormais un peu moins de six jeunes de 17 ans sur 10 (59,0 %) déclarent avoir essayé le tabac au cours de leur vie ; cette baisse de neuf points se retrouve pour l’usage au cours du dernier mois qui s’établit à 34,1 %. L’usage quotidien passe de 32,4 à 25,1 %. Ces niveaux sont les plus bas depuis la mise en place de l’enquête. L’expérimentation du cannabis, qui avait connu une forte hausse en 2014, recule très sensiblement (9 points) de 47,8 % à 39,1 %. C’est le niveau le plus bas depuis 2000. L’âge du premier usage se situe comme en 2014 à 15,3 ans. L’usage au cours du mois est en diminution de plus de quatre points passant de 25,5 % à 21,0 %. Enfin, l’usage régulier décroît légèrement : de 9,2 % en 2014, il passe à 7,2 %. En revanche, la proportion de jeunes présentant un risque d’usage problématique ou de dépendance est plus importante : au total, 7,4 % des jeunes de 17 ans sont touchés en 2017.