Quelle prévention aujourd’hui ?

3 Décembre 2013
2 219 lectures
Notez l'article : 
5
 

Réduction des risques, tout capote, TasP (Traitement comme prévention), la prévention n’a cessé d’évoluer, de s’adapter depuis le début de l’épidémie du vih. Qu’elle soit généraliste ou ciblée, campagne ou actions au quotidien sur le terrain, que pensez-vous de la prévention actuelle ? Est-elle adaptée ? Et vous, comment feriez-vous ?
Venez échanger, partager ce soir à partir de 21h sur le chat thématique en compagnie d’Emilie.

Commentaires

Portrait de Emilie-seronet

Le chat a commencé doucement mais sûrement.

Ce qui ressort des échanges d’hier est l’impression qu’aujourd’hui, le vih-sida ne fait plus peur aux gens, ce qui a pour conséquences une baisse de la prévention. La présentation du vih comme maladie chronique inclut "dans le concept une certaine banalisation...". Par exemple, "dans le milieu gay .... l'envie de mettre la capote est de moins en moins présente". Il a aussi été mis en évidence que les gays sont plus informés, notamment sur le TasP (traitement + charge virale indétectable depuis 6 mois sans IST = risque de transmission quasi nul) et du coup certains préfèrent ne pas mettre de préservatifs.

D’une manière générale, les messages importants à faire passer dans la prévention  sont au regard des échanges : "le 1er message est mettre un préservatif" ; "le 2ème message faites vous dépister" ; "et ensuite à chaque fois qu'on pense en avoir pris un". Montrer également que "le sida est destructeur", "leur montrer les vraies conséquences du sida, encore aujourd'hui!". Et "faire sauter le tabou du test, et le rendre anodin..."
En parler d’avantage dans les médias : "le sujet n'est jamais abordé dans les films, pourtant il n'y a pas mieux comme média". Certaines villes également n’ont plus d’associations pour faire de la prévention.

La prévention est quelque chose de complexe, "la prévention qui consiste à dire ce qu'il faut faire ou pas ne suffit plus" : influer sur les comportements n’est pas une mince affaire...

"Aprés... c'est la responsabilité de chacun"