Recherche : vote de la trajectoire budgétaire

24 Septembre 2020
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Les députés-es ont voté le 22 septembre la trajectoire du budget de la recherche de 2021 à 2030, avec la promesse du gouvernement d'injecter « 25 milliards d'euros » en dix ans, un calcul contesté par l'opposition qui y voit une « supercherie » et une promesse sans engagement. L'Assemblée nationale a adopté les trois premiers articles du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), grâce auquel le gouvernement entend « réarmer » la recherche française, face aux pays voisins. L'exécutif propose un « investissement historique » en réinjectant « 25 milliards d'euros » par étape : 400 millions en 2021, 800 en 2022, 1,2 milliard en 2023... Avec l'objectif, en 2030, d'un budget annuel de 20 milliards d'euros par an, soit cinq milliards de plus qu'actuellement. L'opposition conteste le calcul de 25 milliards, qui additionne des montants cumulés chaque année, quand le budget de la recherche augmentera au bout du compte de 5 milliards en dix ans, indique l’AFP. Cela doit permettre au budget de la seule recherche publique d'atteindre 1 % du PIB (3 % avec la recherche privée), niveau auquel le pays s'était engagé il y a vingt ans. Une part importante vise à revaloriser les carrières des chercheurs-euses et plus de 5 000 emplois de chercheurs-euses devraient être créés. Mais pour les opposants-es au texte, c'est une « réforme en trompe-l'œil », puisque le gouvernement fait peser l'essentiel de l'effort sur les quinquennats suivants et ne peut « garantir » que 400 millions de plus l'an prochain. Par ailleurs, les députés-es ont voté l'article 3 du projet de loi, l'un des plus sensibles du texte aux yeux des syndicats notamment, qui autorise de nouveaux modes de recrutement. Il prévoit de nouveaux « parcours de titularisation » pour les chercheurs-euses. Les opposants-es craignent un système à « deux vitesses » et une augmentation de la « précarité ».