Réfugiés-es : le rapport du HRC

1 Juillet 2021
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La pandémie de Covid-19 ne semble pas avoir joué sur les déplacements de population dans le monde du fait de la violence. Ainsi, le nombre de personnes fuyant les guerres, les persécutions et les exactions a atteint un record de 82,4 millions en 2020, un chiffre deux plus élevé qu'il y a dix ans. Selon le rapport annuel de l'Agence de l'Onu pour les réfugiés-es (HCR) publié vendredi 18 juin, le nombre de réfugiés-es, de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et de demandeurs-ses d'asile a progressé de 4 % en 2020 par rapport au chiffre déjà record de 79,5 millions fin 2019. L’année 2020 représente ainsi la neuvième année de hausse continue des déplacements forcés dans le monde. Aujourd'hui, 1 % de l'humanité est déplacé et il existe deux fois plus de « personnes déracinées » qu'il y a dix ans quand le nombre total atteignait environ 40 millions, s'inquiète le HCR. Fin 2020, le monde comptait 30,3 millions de réfugiés-es et autres personnes déplacées de force hors de leur pays, dont 5,7 millions de réfugiés-es palestiniens-nes et 3,9 millions de Vénézuéliens-nes. Et les demandeurs-ses d'asile représentaient 4,1 millions de personnes. Mais « le grand saut concerne le chiffre des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays », qui s'élève maintenant à 48 millions, "un nombre sans précédent", a souligné le rapport du HCR. Malgré la pandémie et les appels à un cessez-le-feu mondial lancés par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, les conflits ont continué à faire fuir les personnes dans différents pays du monde. Le rapport note également qu'au plus fort de la pandémie en 2020, plus de 160 pays avaient fermé leurs frontières et 99 d'entre eux n'avaient fait aucune exception pour les personnes en quête de protection.  Grâce à l'adoption de mesures telles que des examens médicaux à la frontière, des certificats de santé ou une quarantaine temporaire à l'arrivée, des procédures d'enregistrement simplifiées et des entretiens à distance, de plus en plus de pays ont ensuite trouvé les moyens de garantir l'accès aux procédures d'asile malgré la pandémie. Autre donnée : les jeunes, filles et garçons, de moins de 18 ans représentent 42 % de toutes les personnes déracinées. Et selon les estimations du HCR, près d'un million d'enfants sont nés-es en tant que réfugiés-es entre 2018 et 2020. Au cours de l'année 2020, quelque 3,2 millions de déplacés internes et seulement 251 000 réfugiés-es sont rentrés-es dans leur foyer, soit une baisse de 40 % et de 21 % respectivement, par rapport à 2019.