Refuse de subventions à des villes polonaises

19 Août 2020
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Six villes polonaises n'ont pas été retenues pour des subventions dans le cadre d'un programme de jumelage à cause de leur attitude à l'encontre de la communauté LGBTI+, a annoncé, le 29 juillet la commissaire européenne à l'Égalité Helena Dalli. « Les valeurs de l'UE et les droits fondamentaux doivent être respectés par les États membres et les autorités publiques. C'est pourquoi six candidatures au programme de jumelage impliquant des autorités polonaises qui ont adopté des résolutions sur des « zones libres de toute idéologie LGBTI » ou « droits de la famille » ont été rejetées », a écrit la commissaire maltaise sur Twitter (29 juillet). Ces municipalités avaient postulé pour obtenir une subvention, comprise entre 5 000 et 25 000 euros, dans le cadre du programme de jumelage entre villes européennes du projet « L'Europe pour les citoyens », indique l’AFP. Ce programme géré par l'Eacea (Agence exécutive éducation, audiovisuel et culture) vise à stimuler la participation civique et le débat sur les politiques de l'Union. Les noms des municipalités polonaises écartées du fait de leurs politiques discriminatoires ne sont pas connus. Début juillet, l'Eacea avait demandé des « clarifications » à huit candidats polonais, pour ce motif, a expliqué (29 juillet) un porte-parole de la commission à l'AFP. « L'appel à proposition pour le programme de jumelage stipule qu'il doit être accessible à tous les citoyens européens sans aucune forme de discrimination sur la base du genre, de l'origine ethnique, de la religion ou des croyances, du handicap, de l'âge ou de l'orientation sexuelle », a-t-il précisé. L'agence a reçu sept réponses, et six dossiers « ont été rejetés parce que la réponse donnée par le représentant légal du projet ne donnait pas au comité d'évaluation une assurance suffisante que le projet serait conforme » aux objectifs du programme, « en particulier l'égalité d'accès et la non-discrimination ». En décembre, le Parlement européen avait condamné la proclamation en Pologne de ces zones dites « libres de toute idéologie LGBTI », et réclamé un contrôle accru de l'utilisation des fonds européens. Selon le Parlement, les résolutions de ce type adoptées par des municipalités, si elles ne sont pas juridiquement contraignantes, encouragent les élus « à s'abstenir de toute action visant à encourager la tolérance à l'égard des personnes LGBTI et à ne pas fournir d'aide financière aux ONG qui œuvrent en faveur de l'égalité des droits ».