Régularisation des sans-papiers

28 Juin 2020
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Le 16 juin, la Cimade a lancé sa campagne #LibertéÉgalitéRégularisez ! Elle demande la « régularisation large et durable de toutes les personnes sans-papiers présentes en France, avec délivrance d'un titre de séjour stable qui garantisse le droit au travail et dans une dynamique qui, à terme, vise à atteindre la liberté de circulation et d’installation », indique un communiqué de l’association. Cette campagne s’accompagne de la publication de cinq propositions. « Le confinement a mis en lumière la façon dont les politiques publiques fabriquent la précarité des personnes étrangères : ceci n’a rien de nouveau, mais la crise sanitaire a accentué la situation. La période a aussi rendu plus visible l’importance des personnes sans-papiers dans la société française et dans des secteurs d’activité essentiels », note la Cimade, qui explique que sa campagne est née de ces constats. Elle s’inscrit dans une dynamique inter-associative en faveur de cette régularisation (déjà faite dans certains pays, comme le Portugal). La Cimade appelle à « refondre profondément les politiques migratoires pour tendre vers la liberté de circulation et d'installation dans une dynamique d'égalité des droits entre toutes et tous, indépendamment du statut ou de la nationalité ». Elle demande, entre autres, au gouvernement de « régulariser de façon large toutes les personnes étrangères présentes en France. Cette régularisation doit être générale et non catégorielle, pour prendre en compte des situations aussi diverses que, par exemple, celle des jeunes majeurs, des travailleurs et travailleuses sans papiers, des parents d'enfant scolarisés, des personnes déboutées... », de « délivrer un titre unique et stable, donc nécessairement pour plusieurs années et autorisant à exercer toute activité professionnelle » ou encore d’« harmoniser et simplifier profondément les procédures d'accès aux droits, le « blocage de la machine administrative » résultant, bien avant la crise sanitaire, de la complexité des catégories et critères d'accès aux droits ».