Rétention des mineurs-es : une loi envisagée

7 Décembre 2019
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Le député LREM Florent Boudié, l'un des chefs de file du groupe majoritaire sur les questions d'immigration, a déposé, à l’occasion de la Journée des droits de l'enfant, une proposition de loi limitant à 48 heures la rétention des mineurs-es étrangers-ères et de leurs familles. Actuellement, cette durée est la même que pour les adultes seuls, soit de 90 jours maximum, même si dans les faits, selon ce parlementaire, la rétention des familles avec mineurs-es n'a duré que 34 heures en moyenne en 2018. Ce nouveau cadre serait « le plus protecteur d'Europe », a expliqué à l'AFP Florent Boudié, qui espère un examen de sa proposition de loi, travaillée avec le gouvernement, au printemps 2020. La question de la rétention des mineurs-es avait généré des tensions au sein de la majorité lors de l'examen du projet de loi Asile-Immigration en 2018. La rétention des mineurs-es concerne les enfants et adolescents-es étrangers-ères dont les parents sont en situation irrégulière, qui sont placés avec leur famille dans des centres de rétention administrative (CRA) en attendant leur reconduite. Selon un rapport publié en juin par des associations, l'année 2018 « a été à nouveau marquée par un nombre élevé de familles avec enfants enfermées en rétention » - 1 221 enfants à Mayotte et 114 familles comptant 208 enfants en métropole.