RSA : des délais excessifs

27 Mars 2023
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Mise en garde. La Cour des comptes a récemment critiqué des « délais excessifs » dans la prise en charge des allocataires du RSA. Les départements sont chefs de file de l'action sociale, notamment à l'égard des personnes vulnérables : bénéficiaires du RSA, enfance en danger, personnes handicapées et âgées en perte d'autonomie. Pour les bénéficiaires du RSA, « le délai moyen qui s'écoule entre l'accès à l'allocation et le début du parcours d'insertion atteint près de cinq mois », constate la Cour. Concernant l'accompagnement des personnes fragiles, la Cour pointe des systèmes informatiques « lacunaires » qui ne permettent pas de suivre « le parcours des bénéficiaires » et donc d'évaluer la « performance » du dispositif.  Elle évoque aussi notamment « la réticence de certains personnels » à « effectuer la saisie de leurs activités » d'accompagnement social, « parfois considérée comme fastidieuse, inutile, voire contraire à leur éthique professionnelle ». « Le suivi des parcours n'est pas documenté, ce qui ne permet pas de rendre compte, ou très imparfaitement, de la réalité et de la substance de l'accompagnement des allocataires ».  Sept ans après l'entrée dans le RSA, seul un tiers des allocataires occupent un emploi.  La Cour des Comptes relève par ailleurs « qu’un tiers des foyers éligibles au RSA n'en bénéficient pas chaque trimestre et un cinquième n'y recourt pas à l'échelle d'une année entière ».