Santé sexuelle : une base pour une campagne suisse

27 Mai 2014
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Plus d’une personne sur trois vivant en Suisse regrette quelque chose dans sa vie sexuelle, indique une enquête suisse dont les résultats ont été récemment publiés (12 mai). L’enquête a été menée par l’institut d’études de marché et d’opinion GfK auprès de 1 000 personnes âgées de 18 à 60 ans à la demande de l’OFSP (l’Office fédéral de la santé publique), l’Aide Suisse contre le Sida et la fondation Santé sexuelle Suisse. Selon cette enquête, les "Suisses sont en fait très satisfaits de leur vie sexuelle. Pourtant, cela n’empêche pas un grand nombre d’entre eux de regretter quelque chose en matière de sexe. Et une personne sur deux aimerait, à l’avenir, ne pas regretter une nouvelle expérience sexuelle. Ce sondage sert surtout de base au lancement d’une nouvelle campagne contre le VIH et les IST, campagne axée sur la question du "regret sexuel", un "sujet en parfaite harmonie avec l’air du temps" croient savoir les initiateurs de cette campagne. Ils en veulent pour preuve l’étude du socio-psychologue américain Andrew Galperin en 2012, qui explique que les plus grands sentiments de remord sont liés à des décisions d’ordre sexuel. Ils citent aussi Daniel Gilbert, professeur à Harvard, dont les travaux indiquent que les "conséquences négatives des décisions prises sont à l’origine d’un stress que l’on essaie d’éviter par une sorte de "système immunitaire psychique". Bon, on peut être moyennement convaincu… Restent les résultats de l’enquête de GfK : "Les Suisses, les hommes comme les femmes, ont une vie sexuelle active : 89 % ont déclaré avoir eu une relation sexuelle au cours des douze derniers mois. Seuls 3 % n’ont aucune expérience. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que juste 22 % des personnes interrogées vivant en Suisse n’ont pas de relations stables". Résumé : "nous sommes tous, ou en majorité, très satisfaits de notre vie sexuelle (79 %) (…) Environ plus d’un tiers des sondés regrette quelque chose dans sa vie sexuelle passée. Une relation sexuelle avec les mauvais partenaires et des relations non protégées figurent dans le haut de la liste des regrets. Et environ plus d’une personne sur deux (51 %) ne voudrait pas regretter, à l’avenir, ne pas avoir tenté de nouvelles expériences. Il peut s’agir de sexe à un endroit donné, d’expérimentations de nouvelles positions, de sexe avec une personne donnée ou en groupe", explique le communiqué de l’OFSP et de ses partenaires.