Sécu : Les sénateurs de droite cauchemardent

31 Juillet 2009
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C'est un peu normal au moment où se décident les arbitrages de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale que les politiques mettent un peu la pression avec les chiffres (forcément mauvais de la sécu). Plus surprenant, ce sont les sénateurs de droite qui s'y collent. C'est ainsi qu'Alain Vasselle, le rapporteur général de la Commission des affaires sociales du Sénat a tenu (mi juillet) à préciser que le débat d'orientation des finances publiques s'inscrit, cette année, dans un contexte "dramatique" (tel que !) pour les finances sociales. Et le sénateur UMP d'enfoncer le clou : "Alors qu'il y a moins d'un an encore, un retour à l'équilibre des comptes sociaux était envisagé pour 2012 (...), le régime général finira l'année en déficit de plus de 20 milliards et pourrait connaître en 2010 un déficit voisin de 30 milliards." Poursuivant son rôle de Cassandre, il affirme que la Sécurité sociale "ne résistera pas à plusieurs années d'un déficit qui se stabiliserait à 30 milliards d'euros" et ce d'autant que toutes les branches de la sécurité sociale (maladie, vieillesse, accidents du travail, famille) sont dans le rouge.

 

Commentaires

Portrait de derdeder

Quand l'état allège ou éxonère des sociètes de charges, c'est donc à l'état de palier ce "manque à gagner" pour la sécu, et souvent, l'état oublie de verser les sommes dues d'où ce trou abyssal !
Portrait de frabro

Prépare le terrain des mesures qu'elle veut prendre pour "rétablir" l'équilibre du budget social comme l'allongement de la vie active (retraites), le passage aux mutuelles du financement d'une part des ald (maladie), le déremboursement d'encore plus de médicaments dits "de confort" (ceux qui en ont besoin apprécieront...). Pour ce qui est des accidents du travail, comment ne pas penser que le stress qui amène des salariés au suicide (voir les exemples récents chez Renault ou à France Telecom) est aussi générateur de prises de risques et donc d'accidents en plus grand nombre ? Et pour ce qui est des familles et du cinquième risque (dépendance), l' Etat se décharge des prestations sur les collectivités locales sans leur donner les moyens de le financer ! La droite ne cherche pas à dire au gouvernement "trouvez les solutions" mais bien à préparer l'opinion à une remise en cause du "modèle social à la française".
Portrait de aurore

.D'accord avec toi frabro, il est clair que le" modèle social à la française" ne sera bientôt plus qu'un souvenir, et inconsciemment on s'y prépare, comme si c'était une évidence. Il faut dire qu'il y a plus urgent "les licenciements en masse"occupent l'esprit de la population Amitié