Sénégal : injections et RDR

27 Mai 2023
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Au Sénégal, la prévalence du VIH chez les personnes qui consomment des drogues injectables est de 9 %, soit bien plus que la moyenne nationale de 0,5 %. Globalement, en raison de la stigmatisation et de la criminalisation, les personnes qui consomment des drogues injectables sont confrontées à un risque 35 fois plus élevé d’infection au VIH que celles qui ne s’injectent pas, explique l’Onusida dans un article portant sur l’action du Cepiad (Centre de Prise en Charge Intégrée des Addictions de Dakar). Fondé en 2014, le Cepiad a pris en charge plus d’un millier de personnes, accompagnées dans un programme de thérapie de substitution aux opiacés (TSO). Il s’agit d’un des premiers centres de réduction des risques en Afrique de l’Ouest. Outre la thérapie de substitution des opiacés, la distribution d’aiguilles propres et le soutien psychosocial, il propose également des soins de santé. Les trois quarts des patients-es sont des hommes, mais le Cepiad fait des efforts pour atteindre davantage de femmes. Selon le Dr Ba, un des responsables de la structure, les femmes usagères de drogues sont plus susceptibles de vivre avec le VIH que leurs homologues masculins.  Au Sénégal, alors que la consommation de drogues est une infraction pénale, le travail du Cepiad bénéficie du soutien du gouvernement, des Nations Unies ainsi que d’autres structures et partenaires.