Séropositif : quelle représentation pour la société ?

1 Octobre 2013
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"Tu peux boire dans mon verre, j’ai pas le sida !" Combien de fois avons-nous entendu cette phrase, aujourd’hui encore ? Plus de 30 ans après le début de l’épidémie, stigmatisation et discrimination sont toujours de la partie : au boulot, au lit, dans la famille, dans le sport… Etre séropositif, ce n’est malheureusement pas comme dire "je suis diabétique" parce que les peurs et les représentations des années 80, années noires du sida, sont parfois enfouies dans l’imaginaire collectif. Ignorance ? Peur incontrôlée ? Pourquoi encore tant de rejets à l’ère de l’information disponible en quelques clics ?
Venez en discuter ce soir à partir de 21h sur le chat thématique en compagnie de Christine.

Commentaires

Portrait de Muffin64

Parce qu'on n'a pas suffisamment expliqué les modes de contamination. Actuellement en 2013 certains pensent que la pipe est sans risque. 60 % des nouvelles contaminations sont hétérosexuelles. Que fait-on? pas grand chose....

Portrait de Felix77

 et l'ignorance des singes qui m'entourent qui ne s'interessent pas aux préventions. Mon dernier salut est mon silence et ma bulle de protection, afin d'esquiver les pierres. Je me demande s'il est raisonnable de maintenir artificiellement en vie, ce que la nature rappelle à elle. En maintenant artificiellement la vie, nous allons contre la nature et donc contre la vie ! Je me demande si la seule façon d'érradiquer une pandémie, ne serait pas de laisser mourir, ce qui doit l'être ! Cela terrifierait tellement, qu'ils finiraient par prendre soins d'eux et des autres pour survivre. Car de toute façon, aux yeux des ignorants nous seront toujours coupable, même soigné ou guéri 

Portrait de Christine-seronet

Séropositif : quelle représentation pour la société ?

 

Isolement, rejet, mise au placard, telles peuvent être les répercussions à l’annonce de la séropositivité auprès de l’entourage familial, amical ou professionnel. Se taire pour se protéger du regard, de la peur des autres.

 

Plus de 30 après, malgré les différentes campagnes d’information, les avancées thérapeutiques, le VIH et la séropositivité font encore très peur aujourd’hui.

 

Les campagnes d’information, la façon dont les médias relayent l’information quant à la vie avec le virus, reflètent-elles réellement la réalité ? Un sentiment que les médias parlent du sida « qui tue » et pas assez des progrès médicaux, focalisant ainsi sur « la peur d’attraper la maladie, peur « d’avoir l’image du malade qui va mourir ». Dans une grande partie de l’opinion publique, le vih renvoie au sexe et à ses pratiques, à l’usage de drogue, à l’homosexualité : coupable de l’avoir (« ils l’ont cherché !! »). Donnant parfois une image du « bon » et du « mauvais » séropositif. Les personnes victimes du sang contaminées.

 

Une partie de la discussion sur le chat a porté autour de ces messages transmis. Envie de changer les représentations et les mentalités en informant, éduquant (on a toujours peur de ce que l’on ne connaît pas) au travers d’une campagne d’info positive : montrer des personnes qui bougent, qui bossent, qui travaillent, qui ont une famille « oui je suis séropo depuis 30 ans et je vit ma vie comme tout le monde », « Etre positif c’est pas que négatif ».