Sida : le G8 oublie 10 millions de malades

30 Mai 2011
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"Mercredi 18 mai, le G8 a rendu public le rapport sur la redevabilité, présentant le bilan des engagements pris ces dernières années par les dirigeants des huit pays les plus riches du monde [G8] sur les questions de santé et de sécurité alimentaire. Nos associations condamnent l’opacité qui a entouré l’élaboration de ce rapport et estiment que les pages consacrées au VIH/sida sont insatisfaisantes", estime la Coordination Sud (un collectif de plus de 130 organisations non gouvernementales) dans un communiqué (23 mai). "En 2005, lors du sommet de Gleanagles (Ecosse), les huit pays les plus riches du monde se sont engagés pour que toutes les personnes séropositives qui en ont besoin aient accès à un traitement anti-VIH en 2010. Cinq ans après, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait encore à dix millions le nombre de malades en attente d’un traitement dans le monde, soit deux personnes séropositives sur trois. Parmi eux : huit millions vivent dans un pays pauvre", rappelle la Coordination Sud. La coordination indique que le rapport "ne permet pas d’expliquer pourquoi cet engagement n’a pas été respecté ni de mesurer les écarts entre l’objectif assigné et les résultats obtenus". Bien sûr, le rapport reconnaît que l’objectif de l’accès universel au traitement n’est pas atteint (difficile de faire autrement), mais, note la Coordination, il ne revient pas sur "les défaillances qui ont empêché la réalisation de cet objectif, ni sur les étapes aujourd’hui nécessaires pour y parvenir". Du coup, ce sont les associations (AIDES, Act Up-Paris et La Coalition PLUS) qui reviennent sur les causes de cet échec.