Société civile et Ségur de la santé

2 Juin 2020
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France Assos Santé, union des associations de patients-es et usagers-ères de la santé, était présente au lancement du Ségur de la Santé (25 mai), lancé par le gouvernement. Le Collectif annonce qu'il « participera aux groupes de travail pour œuvrer à l’amélioration de l’hôpital, élément majeur du parcours de soins de tous les patients », indique-t-il dans un communiqué. « Si revaloriser les carrières des professionnels-les et du médico-social est essentiel, le Ségur de la Santé devra tirer les leçons de la crise sanitaire pour construire un projet d’avenir pour une médecine plus efficace, plus humaine, plus respectueuse des droits de chacun-e, en intégrant les enjeux de santé publique, de démographie, de soins de proximité, et des soins hospitaliers » Le Collectif pointe qu'après « trois lois de santé inabouties (2009, 2016, 2019) », il est temps « d’envisager la santé comme un bien commun et non comme une ligne de dépense ». « Réussir la réforme c’est d’abord se fixer comme objectif de répondre aux attentes et aux besoins des citoyens, notamment en matière d’accès aux soins, quel que soit son territoire de vie. Cette réforme doit se faire pour les patients et avec les patients. Elle passe par une rupture avec le modèle d’organisation actuel. Il faut aller plus loin que ma santé 2022 et se donner les moyens de nos ambitions ! », explique Gérard Raymond, président de l’union. Cette dernière met en avant la « promotion de la santé « dans toutes les politiques publiques, économiques et environnementales » et que « soit réduite l’explosion des maladies chroniques qui a contribué à la mise sous pression des structures hospitalières lors de la crise actuelle ». Elle demande aussi à ce que soit « promue la démocratie en santé par une réforme systémique de l’organisation de l’offre dans les territoires » et préconise un développement des outils numériques (…) pour réduire les inégalités d’accès aux soins, améliorer la pertinence et la qualité des soins sur tout le parcours de santé, dans le respect du droit des personnes et avec la participation des usagers de la santé ».