Soins funéraires : les assos exigent des garanties

9 Janvier 2012
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C’est un nouveau coup de gueule : fortement mobilisées contre l'interdiction des soins funéraires pour les personnes qui vivaient avec le VIH et/ou une hépatite virale (lire notre article), 46 associations enverront des représentants à une réunion organisée ce 10 janvier par la Direction Générale de la Santé. Mais elles dénoncent l’absence de politiques à cette rencontre. Car, expliquent-elles, "scientifiques, associations et professionnels du funéraire sont unanimes : l'interdiction des soins pour les séropos est une absurdité scientifique, une discrimination et une violence pour les mort-es et leur entourage, un encouragement à prendre des risques pour les thanatopracteurs". En conséquence de quoi "une nouvelle série de concertation d'expertise technique est inutile". Déplorant que cette réunion, "demandée depuis des mois" ne soit organisée "qu’à la suite de la pression associative et de la médiatisation du scandale", elles demandent à Xavier Bertrand "de se prononcer publiquement pour la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes qui vivaient avec le VIH et/ou une hépatite virale". Conclusion : "La preuve a été faite que cette interdiction doit être levée : le problème est politique, et non technique. La façon dont on traite, ou maltraite les morts, est aussi un critère d'évaluation d'une politique, et à quelques mois d'échéances électorales, nous saurons le rappeler".  

 

Commentaires

Portrait de Ferdy

et, franchement, qu'avons-nous à gagner à être embaumés lorsque nos existences sont déjà tellement délicates, l'opportunité des échéances électorales ne me paraît pas des plus pertinentes, je ne bougerai pas un petit doigt pour cette levée ridicule d'un interdit sans aucun intérêt, c'est faire beaucoup de bruit pour rien.
Portrait de Renaud Persiaux

Bonjour Ferdy Une précision : il ne s'agit pas d'un embaumement, mais des soins qui permettent la conservation du corps le temps des funérailles. Dans son témoignage, Fred explique qu'il n'a pu embrasser pour un dernier adieu le corps de son compagnon, resté à l'institut médico-légal en raison des vacances, qu'au bout de treize jours. "Ce baiser est ancré en moi, l’odeur de sa dépouille, l’image de ce visage… il m’a fallu des minutes et des minutes pour retrouver l’image de son visage". Il s'agit en levant cette interdiction infondée de permettre des funérailles et un départ dans les meilleures conditions possibles. Cordialement
Portrait de Ferdy

mais ici, c'est plutôt le délai des funérailles qui paraît extravagant, quoi qu'il en soit Renaud, merci pour ces précisions, nos expériences en ce domaine sont bien minces, ou à chaque fois renouvelées, bien cordialement, Ferdy.
Portrait de lounaa

Portrait de lounaa

C'est une insulte ...