StopCovid

29 Juin 2020
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L'application pour smartphone StopCovid, destinée à freiner la propagation du nouveau coronavirus, est utilisée sur 1,8 million d'appareils en France depuis son lancement début juin, a indiqué (23 juin) le secrétaire d'État au Numérique, Cédric O. Le nombre de téléchargements au 22 juin est de 1,9 million et le nombre d’activations de l’application, une fois celle-ci téléchargée, est de 1,8 million, a précisé le ministre au cours d’une conférence de presse. Cela représente environ 2,7 % de la population française. L’application allemande équivalente, baptisée Corona-Warn-App, a, pour sa part, été téléchargée à 9,6 millions de fois, selon les données communiquées mi-juin par Berlin. À la différence de StopCovid, Corona-Warn-App est fondée sur un protocole défini par Apple et Google qui est censé assurer une meilleure confidentialité des données, l’historique des informations collectées étant stocké dans le téléphone et non sur un serveur centralisé. Des millions de téléchargements sont nécessaires pour que les applications de « contact tracing » soient efficaces. Elles utilisent la technologie Bluetooth pour repérer et prévenir les personnes ayant été en contact avec une personne testée positive. Le secrétaire d’État a indiqué que de nombreux-ses Français-es avaient supprimé l’application de leur appareil après l’avoir installée : 460 000 désinstallations ont été enregistrées en trois semaines. Les résultats sanitaires de StopCovid sont maigres : 68 personnes dépistées positives au Covid-19 s’étaient signalées comme malades dans l’application. Cela a débouché sur 14 notifications envoyées sur les smartphones d’autres utilisateurs-rices de StopCovid qu’elles ont côtoyés de trop près (à moins d’un mètre et pendant plus de quinze minutes), et qui risquent donc d’avoir aussi contracté la maladie, rapporte Le Monde. « Ces chiffres correspondent à une double réalité, une baisse de la prévalence de l’épidémie en France – une trentaine de personnes par jour testées positives à Paris – mais aussi à une diffusion de StopCovid limitée », a reconnu le secrétaire d’État devant la presse.