StopCovid : plus d'un million d'utilisateurs-rices

7 Juin 2020
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L'application française de traçage de contacts contre le coronavirus StopCovid « a passé le cap du million d'utilisateurs », a indiqué, samedi 6 juin, le secrétaire d'État au numérique Cédric O sur RMC. Il a précisé à l'AFP que le chiffre d'un million correspondait à des « activations » de l'application, et non à de simples téléchargements. L'efficacité de l'application pour smartphone dépend du nombre de personnes qui l'utilisent, même si le gouvernement estime qu'elle est utile « dès les premiers téléchargements ». « Nous n'avons pas d'objectif précis » en termes de nombre d'utilisateurs-rices, a affirmé Cédric O samedi matin. Mais l'application est « particulièrement utile » pour les personnes vivant en milieu urbain, « qui prennent les transports en commun et vont dans les bars et restaurants », a-t-il souligné. StopCovid permet à ses utilisateurs-rices d'être prévenus-es s'ils-elles ont croisé dans les deux semaines précédentes un-e autre utilisateur-rice contaminé-e au coronavirus. L'alerte est déclenchée si les smartphones des deux personnes se sont croisés à moins d'un mètre, pendant plus de 15 minutes. Alors qu'on lui demandait s'il y avait déjà eu des cas d'utilisateurs-rices de l'application signalant leur contamination au coronavirus, Cédric O a renvoyé la communication sur ce point au ministère de la Santé. L'application est très critiquée par tous ceux-celles qui craignent qu'elle ouvre la porte à une société de surveillance puisqu'elle consiste à garder une trace des autres utilisateurs-rices croisés-es sur les deux dernières semaines. Le gouvernement souligne de son côté que l'application ne gère pas des identifiants en clair, mais des pseudonymes qui changent régulièrement. Le gouvernement français a choisi de confier la conception de l'application à des acteurs-rices français-es sous la maîtrise d'œuvre de l'institut national de recherche en informatique : Inria. Il a refusé notamment d'utiliser la plateforme personnalisable proposée par les géants américains Google et Apple, au risque selon certains observateurs d'arriver à un produit peu fiable techniquement.