T2A : le débat se poursuit

24 Janvier 2009
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Roselyne Bachelot a indiqué, le 12 janvier, son intention de modifier le mode de financement des hôpitaux afin de mieux prendre en charge les malades les plus "lourds" et ceux en "situation de précarité" à partir de début mars. La grande idée, c'est une nouvelle version de la tarification à l'activité (ou T2A) qui "assure mieux la rémunération des prises en charge les plus lourdes et prenne mieux en compte la situation de précarité de certains patients (…) Le modèle actuel de tarification à l'activité ne tient pas assez compte de la situation sociale des patients. Or, certains établissements accueillent une proportion de patients en situation de précarité plus élevée que la moyenne nationale et s'exposent ainsi à des coûts plus élevés. La nouvelle version s'accompagne d'un redéploiement plus juste des financements", d'après elle.
Cette nouvelle version de la T2A doit intervenir le 1er mars, lors de la révision annuelle des tarifs hospitaliers. Du côté des syndicats des professionnels de santé, ce n'est évidemment pas l'enthousiasme. Il faut dire qu'une forte majorité de médecins est opposée à ce système dont le gouvernement a accéléré au pas de charge la mise en place. Par ailleurs, pour des syndicats de médecins et des experts, la nouvelle T2A n'aura pas les effets escomptés par la ministre. Elle peut, tout au contraire, favoriser une "sélection des patients", au détriment des "moins rentables", notamment les malades les plus "lourds" ou les plus pauvres.