Tasp : (encore) de nouvelles preuves !

7 Mai 2019
739 lectures
Notez l'article : 
0
 

On le savait déjà, mais on ne le dit pas assez : une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet pas le VIH à son-sa partenaire, même lors de rapports non protégés par préservatif. Ces nouveaux résultats de l’étude Partner2 sont les dernières preuves en date de l’efficacité du traitement comme prévention (Tasp), concept inauguré par le rapport Hirschel, il y a plus de dix ans maintenant. Ici, c’est chez les couples gays sérodifférents que de nouvelles données abondent en faveur de l’Avis suisse. Le risque de transmission est de zéro, sur la base de huit ans de suivi de près de 1 000 couples, sur 75 sites et 14 pays en Europe. Au fil des ans de suivi, aucun cas de transmission du VIH n'a été observé, soulignent les auteurs-es de l'étude, publiée dans la revue britannique scientifique The Lancet. Les personnes étaient majoritairement sous traitement depuis des années, alors qu’on sait qu'un risque persiste durant les mois premiers mois de traitement antirétroviral. Aussi, on note néanmoins environ un quart d'autres IST contractées entre les deux partenaires à chaque visite, ce qui n’est pas étonnant en l’absence de préservatif. Quinze participants séronégatifs se sont infectés, mais l'analyse génétique du virus a montré qu'il ne s'agissait pas du même virus que celui de leur partenaire, signifiant qu’ils se sont infectés avec un partenaire sexuel occasionnel extérieur au couple. Rien de quoi entacher le slogan U = U (indétectable = intransmissible), défendu par les associations de lutte contre le sida et des professionnels-les de santé.