Tchad : le Fonds mondial fait pression

31 Octobre 2014
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Pour bénéficier, au cours des trois prochaines années, de 124 millions d'euros (soit plus de 81 milliards de francs CFA) pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, le Tchad doit rembourser au Fonds mondial 800 millions de francs CFA (plus de 1,2 million d'euros) qui n'ont pas été bien gérés au cours des précédentes subventions, a annoncé Wilfried Thalmas, gestionnaire du portefeuille Tchad au Fonds mondial, à l’agence de presse chinoise, Xinhua. Le Tchad devra également réformer son Haut conseil national de coordination (HCNC) pour l'accès au Fonds mondial. Par ailleurs, une récente mission du Fonds mondial a également demandé la réforme de la Centrale pharmaceutique d'achats (CPA), pour éviter la rupture de médicaments anti-VIH. Au Tchad, le taux de prévalence global du VIH est de 3,4 % parmi les personnes âgées de 15 à 49 ans, selon des données du ministère de la Santé publique de novembre 2012, alors que 360 000 personnes vivent avec une VIH, sur une population totale estimée à plus de 11 millions d'habitants. Quant à la tuberculose, 11 500 cas ont été détectés en 2013, avec 70 % de guérison et un taux d'échec au traitement de 5 %, selon des données du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT). La tuberculose est la première cause de mortalité chez les patients atteints de VIH. Le paludisme, maladie autrefois saisonnière, est devenu aujourd'hui une pathologie courante au Tchad. La prévalence de la pandémie y est de 29,8 % ; elle varie selon les tranches d'âge : 35,8 % chez les enfants de moins de 5 ans, 39,3 % chez les enfants entre 5 à 14 ans et 15,2 % chez les plus de 15 ans.