Thaïlande : plus de transmission mère/enfant du VIH ni de la syphilis

18 Juin 2016
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L’Agence des Nations Unies contre le sida (Onusida) a annoncé le 8 juin que la Thaïlande devient le premier pays d’Asie et de la région pacifique à éliminer la transmission mère/enfant du VIH et de la syphilis. Et le deuxième pays au monde après Cuba. C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a remis un certificat au ministre de la Santé thaïlandais, durant la session spéciale de l’Onu à New-York. Validant ainsi ce pas supplémentaire vers une "génération sans sida" pour le pays. "En investissant fortement dans les soins de santé maternelle et infantile et des mesures nationales de prévention du VIH, la Thaïlande a démontré qu'il existe des moyens pour protéger les enfants de la pandémie mondiale de sida", a déclaré Karin Hulshof, directeur régional de l'Unicef Est région Asie-Pacifique. "Les progrès de la Thaïlande montrent ce qui peut être obtenu quand la science et la médecine sont soutenues par un engagement politique constant", a, quant à lui, félicité Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. Des progrès qui doivent inspirer les pays voisins de la Thaïlande, car il reste du chemin à parcourir. Il y a encore 21 000 nourrissons qui naissent séropositifs chaque année dans la région Asie-Pacifique et plus de 200 000 enfants qui grandissent avec le VIH. L’accès aux traitements des femmes enceintes reste déterminant. Avec des antirétroviraux efficaces, le risque de transmission de la mère à l’enfant tombe à moins de 1 % contre 15 à 45 % de risque sans antirétroviraux.