TPE : le TRT-5 CHV alerte !

1 Décembre 2021
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À l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, le TRT-5 CHV alerte sur les difficultés d’accès au traitement post exposition du VIH (TPE). Le TPE, aussi appelé traitement d’urgence, permet d’empêcher une transmission du VIH s’il est pris juste après une exposition (dans les 48 heures maximum). Il est prescrit, après évaluation du risque par un-e médecin, dans tous les Cegidds (centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH et les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles), les services de maladies infectieuses et dans les services d’urgences. Un appel à témoignages, lancé par le collectif en juin dernier, révèle que des obstacles continuent d’entraver l’initiation du TPE. Le collectif a reçu et analysé une quinzaine de témoignages qui décrivent l’accès au TPE comme un « parcours du-de la combattant-e ». « Manque de connaissances sur le traitement de la part du personnel des structures de santé, indisponibilité des soignants-es, éloignement géographique et attitude jugeante ou culpabilisante des interlocuteurs-rices apparaissent comme des freins aussi récurrents que puissants. Ces difficultés touchent les femmes autant que les hommes, et ce dans les territoires dans lesquels l’offre de santé riche comme dans ceux où elle est réduite », précise le TRT-5 CHV. En 2016, l’étude ANRS-QualiPEP, réalisée en partenariat entre AIDES et le groupe de recherche en psychologie sociale (GRePS-Université Lyon 2), avec le soutien de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) avait déjà identifié des difficultés d’accès au TPE et aussi le fait que l’accompagnement communautaire des associations soit un aspect facilitant pour les personnes. Suite à cet appel à témoignages, le TRT-5 CHV réclame au ministère des Affaires sociales et de la Santé : la diversification des sites de dispensation du TPE, notamment l’autorisation pour les associations de délivrer des starters-kits aux personnes exposées, en complément de leur mission d’accompagnement et de prévention ; à la direction générale de la Santé (DGS) de réunir au plus vite les acteurs-rices impliqués-es dans la dispensation au TPE pour discuter collectivement de la facilitation de son accès et la création concertée ; la diffusion de protocoles simplifiés de prescription et de dispensation et la mise en place de mesures permettant de s’assurer de leur application dans les lieux où le TPE est proposé.