Transmission : le Sénégal a la main lourde

2 Mars 2010
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Très largement approuvée par les parlementaires sénégalais, la loi relative au VIH/sida constitue une réelle avancée pour les personnes séropositives en matière de lutte contre les discriminations dont nombre d'entre elles sont victimes. Mais cette loi n'a pas que des avantages. En effet, comme le rappelle le quotidien sénégalais Le Soleil (15 février), la loi "prévoit des sanctions sévères à l’encontre de toute personne qui, de façon délibérée, chercherait à transmettre la maladie à des personnes saines". "Cette loi encourage les personnes infectées ou affectées par le VIH/Sida à s’acquitter de leur obligation vis-à-vis des personnes non affectées (…) Les peines encourues sont une amende de deux à cinq millions de francs CFA [de 3 000 à 8 000 euros] et d’un emprisonnement de cinq ans à dix ans", a expliqué le ministre de la Santé. Si les débats parlementaires semblent, selon les médias, avoir été de bonne tenue, il n'en demeure pas moins que des mesures très critiquables ont été envisagées. Ainsi des parlementaires ont préconisé de rendre "obligatoire le dépistage des immigrants notamment les touristes". Une mesure qu, au final, n'a pas été retenue.