Un jardin vandalisé par des affiches homophobes

25 Février 2020
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Dans la nuit du 18 au 19 février dernier, le jardin Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera, à Metz, a été vandalisé, la veille de son inauguration. Ce jardin public porte les noms de deux héroïnes et militantes américaines des révoltes de Stonewall pour les droits LGBTI, en 1969. Sur les panneaux des homophobes ont affiché « Jardin du sida » ou « Jardin dédié aux adorateurs du marxisme et du sexe anal » et autres montages grossiers. Ce sont les militants-es de l’association LGBTI locale, Couleurs gaies, qui ont découvert les dégradations. L’inauguration a été maintenue. L’association s’est dite « consternée » par de tels actes. Le Républicain Lorrain a d’ailleurs indiqué que la Mairie de Metz allait porter plainte. De manière collective, les réactions se sont multipliées pour condamner ces dégradations homophobes et sérophobes. Aurélien Beaucamp, président de AIDES, a réagi sur twitter : « C’est à cause de ces actes discriminatoires et ces haines envers nos communautés que le VIH continue à se répandre ! » L’ensemble de la classe politique messine a vertement dénoncé cette manifestation de haine. « Je suis, une nouvelle fois, consternée de voir la haine de certains prendre ce chemin. La lutte contre tous les types de discriminations doit être une priorité du prochain maire de Metz », explique une tête de liste, le candidat divers droite Jérémy Aldrin, rapporte le site LorraineActu. L’adjoint à la culture de la ville de Metz, Hacène Lekadir, et soutien du candidat LREM Richard Lioger, dénonce, lui, des actes « honteux ». « La diversité de notre ville doit être valorisée et défendue malgré ces actes ignobles », a-t-il indiqué. Ce n’est pas la première fois que la ville de Metz est touchée par une vague d’homophobie lors d’événements de valorisation des luttes pour les droits LGBTI. En 2018, les œuvres du photographe Olivier Ciappa, exposées en plein cœur de ville, avaient été taguées à plusieurs reprises.