Un nouveau mode de financement pour les urgences

6 Novembre 2019
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L'Assemblée nationale a voté jeudi 24 octobre en faveur d'un nouveau mode de financement des urgences, en répartissant notamment les dotations en fonction de la population sur le territoire concerné, une disposition jugée plutôt bienvenue par l'opposition, mais considérée comme insuffisante pour répondre à la crise, explique l’AFP. L'amendement, adopté dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS 2020), est issu des travaux menés par le député Thomas Mesnier (LREM) dans le cadre d'une mission sur les urgences, en grève depuis sept mois. L'ex-urgentiste a expliqué qu'il s'agissait de « transformer le financement de nos services d'urgences qui n'a pas évolué depuis 2006 ». Le dispositif vise à instaurer « une part de financement majoritaire au forfait populationnel », ce qui permettrait de réduire les inégalités entre les territoires, a détaillé l'élu de Charente. Il maintient aussi « un financement à l'activité » pondéré en fonction de la gravité des patients-es pris en charge et introduit « un financement à la qualité » dans les services d'urgence, précidse l’AFP. Il s'agit notamment de réduire le financement en fonction de l'activité, alors que la saturation des urgences, dont la fréquentation a doublé en vingt ans (21,4 millions de passages en 2017), est une des causes de la crise.