Un Observatoire des jeunes PVVIH

3 Mai 2022
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En 2021, la Déclaration politique des Nations unies sur le VIH expliquait que l’objectif était de : « Mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le sida d’ici à 2030 » ; à l’occasion, elle réaffirmait l’importance du leadership des jeunes dans cette riposte au VIH. Il existe deux réseaux innovants sur le VIH dirigés par des jeunes : le Réseau mondial des jeunes vivant avec le VIH (Y+ Global) et le Pact. Ils sont à l’initiative d’un outil de suivi, soutenu par l’Onusida) dans sept pays : le Burundi, le Ghana, le Kirghizstan, les Philippines, l’Ouganda, le Vietnam et le Zimbabwe. L’idée est que les jeunes PVVIH évaluent la manière dont la riposte au VIH se fait dans leurs pays respectifs et notamment ce qui est mené en direction de la jeunesse et tout particulièrement « si cette riposte respecte les engagements envers les jeunes nécessaires pour atteindre les objectifs de 2025 en matière de VIH et l’Objectif de développement durable N°3 (« Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge »). Il est extrêmement crucial dans la riposte mondiale au VIH de renforcer l’engagement des adolescents et adolescentes, ainsi que des jeunes à l’aide de systèmes de données en temps réel et de plateformes interpersonnelles. Cela permettra d’avoir une influence positive sur les connaissances, les attitudes et les changements sociaux et comportementaux, mais aussi de renforcer la responsabilité sociale des prestataires de services et des décisionnaires en vue d’améliorer la qualité de vie des jeunes vivant avec le VIH et d’autres minorités sexuelles », explique Tinashe Grateful Rufurwadzo, un des responsables de Y+ Global. C’est d’autant plus nécessaire que si les jeunes représentent 16 % de la population mondiale, ils-elles représentaient 27 % des nouvelles infections au VIH en 2020. « Malgré le taux disproportionné de VIH chez les jeunes, cette classe d’âge continue de faire face à la discrimination et à l’exclusion des systèmes de santé et au manque d'information sur leurs droits sexuels et reproductifs, la réduction des risques et les services anti-VIH », note d’ailleurs l’Onusida. Grâce à cet observatoire, le Pact et Y+ Global souhaitent générer des « données qualitatives précises pour les organisations nationales et locales dirigées par les jeunes afin de responsabiliser leurs gouvernements et leurs prestataires de services pour ce qui est des engagements pris en matière de santé et de bien-être des jeunes ». « Cela aidera à concentrer la mobilisation sur les priorités nationales identifiées pour atteindre les objectifs fixés dans la Déclaration politique sur le VIH/sida et la Stratégie mondiale contre le sida 2021–2026 : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au sida », pointe l’Onusida.