Une journée internationale sur la Nash

19 Juin 2018
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Parmi les spécialistes du foie… tout le monde semble d’accord sur au moins une chose : la stéatose hépatique non alcoolique, parfois appelée maladie du foie gras ou du soda, et plus souvent connue sous le signe de Nash (Non alcoholic steato hepatitis), reste très largement méconnue alors que la maladie affecte un nombre très important de personnes. Le 12 juin dernier, s’est tenue la première journée internationale de la Nash. Selon les sources, une proportion d'environ un adulte sur trois dans le monde (et un sur cinq en France) en serait atteint. La maladie du foie gras "va devenir la prochaine épidémie mondiale", prédisaient en 2016 des chercheurs de l'université Howard à Washington, dans la revue Digestive Diseases and Sciences. "A l'échelle de la planète sa progression est inexorable aujourd'hui : les gens mangent de plus en plus gras, de plus en plus sucré, et sont de plus en plus sédentaires. Dans les pays pauvres, dans les pays riches, là où l'obésité est fréquente et là où elle l'est moins", constatait le docteur Dominique Lannes, hépatologue à Paris, auteur d’un livre sur la Nash (éditions Flammarion). Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement contre la Nash, mais plusieurs molécules sont à l’essai. Les recommandations actuelles sont de changer pour une alimentation saine (le régime crétois est idéal pour cela) et de faire plusieurs fois par semaine de l'exercice physique. Selon les spécialistes des facteurs de risque : surpoids, diabète, hypertension artérielle, cholestérol trop élevé doivent inciter à faire un dépistage. "Pour des raisons qu'on ne connaît pas, 10 % des malades présentant un foie gras [des graisses dans les cellules du foie, ndlr] vont évoluer vers la Nash", souligne le docteur Dominique Lannes. Le numéro 104 de Remaides qui sortira en juillet consacre un dossier complet à la Nash.